Vendredi 16 avril 2010 5 16 /04 /Avr /2010 00:18

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Impudique Magazine est tout simplement un webzine d’avant-garde érotique littéraire et politique. Il est entièrement libre et indépendant et tenu par une seule personne, Cali Rise.

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Mercredi 14 avril 2010 3 14 /04 /Avr /2010 22:33

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arteosn.jpgDans OSN, tu laisses la place à la musique et non aux éternelles interviews promo, est-ce que les artistes acceptent facilement de ne pas faire trop de promo et d’être plus dans leur musique ?

 

 

Les artistes invités sont généralement trés excités de pouvoir jouer dans ces conditions (conditions de répétitions, avec un environnement qu’ils connaissent, intime et détendu, sans préssion, à l’opposé d’un plateau télé classique…) et de ne pas avoir systématiquement le même titre à rejouer et encore moins à répondre aux sempiternelles mêmes questions d’interviews!

« One shot not’, n’est pas un émission promotionnelle, elle est une émission pour les musiciens et l’échange, en finalité pour que les téléspéctateurs et les internautes puissent ressentir devant leur écran, la passion, la positivité et le plaisir de chacun d’être présent et de jouer live.

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Voici le site d’ARTE ou vous pourrez voir et revoir l’émission si vous l’avez loupé. C’est dispo sur le web pendant quelques semaine.arte.jpg

 

Mercredi 14 avril 2010 3 14 /04 /Avr /2010 22:28

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z.jpgConsidéré comme le dernier des grands explorateurs victoriens, Percy Harrison Fawcett était de ceux qui s'aventuraient dans des contrées inconnues avec pour seules armes une machette, une boussole et une ferveur quasi mystique. Ce colonel passionné d'aventures avait déjà acquis de son vivant l'étoffe d'un héros : ses expéditions légendaires, suivies par une presse avide d'exploits, fascinaient le monde entier. Lorsqu'il engage en 1925 une expédition au coeur de l'AmazonieFawcett a la certitude qu'elle renferme un fabuleux royaume, une civilisation raffinée dotée d'une architecture monumentale. Accompagné de son fils Jack et de son ami d'enfance Raleigh, le colonel s'enfonce dans la forêt. Mais bientôt, l'expédition ne donne plus aucun signe de vie, laissant en suspens le mystère de la cité perdue. Au cours des soixante-dix années qui ont suivi, des dizaines d'aventuriers sont partis à la recherche de Fawcett et du chemin qu'il avait emprunté. Sans succès. Fasciné par cette histoireDavid Grann,journaliste new-yorkais, décide en 2004 de se lancer dans son propre voyage, sa propre quête au fond de la forêt amazonienne, sur les traces de Percy Fawcett. Des préparatifs à l'exploration, en passant par l'étude des documents inédits, il s'interroge : s'agit-il pour lui de clore le mystère de la disparition de Fawcett ou de confirmer l'existence de Z, la civilisation mythique qui lui coûta la vie ?

Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /Nov /2009 18:53

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Me voilà de retour sur mon blog, mon très cher blog qui fut plus pour moi une manière de laisser filtrer quelques passages de ma vie qu'un défouloire sur lequel je jette des mots et des idées selon mes humeurs. Non je ne veux pas abuser des cette vitrine par laquelle on peut suivre les déboires et les joies de ma petite vie anonyme. La vie est faite d'abus, la bière belge, la cigarette et les filles d'un week-end en sont quelques-uns pour moi, alors je laisse les pages de ce blog en jachère pendant plusieurs mois, puis je reviens, un peu par hasard, poser quelques mots et quelques idées, sur les choses intéressantes que j'aurais pu voir ou entendre ces derniers temps. J'ai envie de dire qu'à part le mur de Berlin et la mort de Michael Jackson, mon esprit n'a pas été happé plus que ça par les médias ou même la littérature. Alors je laisse Berlin aux allemands et feu le MJ pourrir lentement comme, finalement, le commun des mortels, au fond de son trou dans son cercueil fait d'or, pour me consacrer aux choses plus pragmatiques de ma vie, les choses matérielles et enfin résolument accepter mon égotisme !

Je suis donc de retour avec deux projets majeurs:

- me perfectionner en guitare (j'ai récemment fait l'acquisition d'un guitare électrique Ibanez art300. Travailler mes gammes pentatoniques et exercer mes doigts à parcourir un manche aussi rapidement que Jimmy Page (non je plaisante, mais j'essaierai de le mimer au mieux...)



- me remettre sérieusement à la lecture d'oeuvres littéraires dans l'air du temps (faut-il rappeler que nous sommes en plein mois de Novembre. Il pleut, il fait froid et la "grippe A" ou "H1N1",   pour les intimes, nous guette tous autant que nous sommes). De ce fait, j'ai opté pour mon très cher et vieil ami Frédéric Beigbeder - Un Roman français, ainsi que la trop méconnue Françoise Sagan - Des Bleus à l'âme.




 
Lundi 10 août 2009 1 10 /08 /Août /2009 21:24

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Je t'ai aimée, toujours je t'aime
Tu es, ma joie... mon poème
Mon illusion... mon bourreau
Ma destinée, mon rêve le plus beau.
Lundi 23 février 2009 1 23 /02 /Fév /2009 12:34

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Arpège que j'apprécie tout particulièrement... jolie voix et jolie nana !


Lundi 2 février 2009 1 02 /02 /Fév /2009 15:42

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1. Days Of Fire (feat. Natty) 
2. October Daze (feat. Tina Grace)
3. Bring It Home (feat. Imogen Heap) 
4. Interlude I - Ghost Image 
5. My Soul (feat. Paul McCartney) 
6. Interlude II - Soledad 
7. Distant Dreams (feat. Roxanne Tataei) 
8. Interlude III - Street Sounds 
9. Shadowland feat. (Ojos De Brujo) 
10. Daybreak (feat. Faheem Mazhar) 
11. Interlude IV - Identity 
12. Ek Jaan (feat. Reena Bhardwaj) 
13. Transmission (feat. Tina Grace) 
14. Interlude V - Tension 
15. Last Train To Midnight (feat. Aruba Red) 
16. Interlude VI - Ronald Gray 
17. Firmament 
18. Charu Keshi Rain (feat. Anoushka Shankar)

Cet album est un disque politique. Certes, London Undersound offre (mais c’est une habitude chez Sawhney) une toujours aussi talentueuse synthèse de musiques électroniques et traditionnelles, de trip hop, de jazz, de drum 'n’ bass, et de flamenco. 

En effet, le programme peut s’enorgueillir de la présence de quelques invités de marque (Anoushka Shankar, fille de Ravi, ou l’habituée et hiératique Tina Grace), voire d’une star (Paul McCartney). Evidemment, le compositeur nous gratifie de quelques passages instrumentaux de toute beauté, mêlant comme à l’accoutumée traditions classiques, occidentale et orientale. Mais la violence de l’inspiration se situe ailleurs, dans le portrait sans concession d’un Londres exsangue de son extrémisme, en particulier. 

Les différentes pièces évoquent alors une police confondant trop facilement terroriste et simple badaud, des médias inconséquents, ou la déshumanisation de l’époque. Et de son propre aveu, si le musicien constate, ce n’est pas pour accabler, mais pour inciter à l’évolution. Le tout non sans s’autoriser quelques instants d’apaisement, effleurant l’amour (« My Soul »), ou le plaisir simple et immédiat d’une nouvelle journée (« Daybreak »). 

Une réussite, de la part de l’un des artistes britanniques les plus talentueux de la scène electro, et de la musique de fusion.

Lundi 2 février 2009 1 02 /02 /Fév /2009 15:35

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  • Les courts extraits de livres :

L'idée de mort ne me quitte pas. La douleur est passée sur les corps jusqu'à ce qu'ils ne bougent plus. Ils ont été jeunes, pleins de sang, et maintenant, plus rien n'existe, ni le soleil dans les yeux d'une femme, ni les odeurs fortes, ni la question juive.

Le journal rapporte qu'un homme s'est donné la mort dans l'après-midi, chez lui, au 52 d'un boulevard. Je m'y rends. Je réfléchis à son geste, ses derniers instants, joie et désespoir illuminés, jusqu'au rideau de l'acte. Je passe devant des supermarchés, des tables de café sorties sur les trottoirs. J'arrive sur les lieux. Je m'attendais à un crêpe noir, un recueil, quelque chose, mais non, il n'y a rien. Je guette à l'entrée de l'immeuble. Une mère revient des courses, des poireaux dépassant du cabas. Préparer le repas des vivants. La rixe n'a pas laissé de trace. Je repars.
Que la mort soit la même d'Oran à Shanghai, il y a différentes manières de s'ébrouer dans le chagrin. À Oran, les femmes crient, se lamentent, puis comptent ceux qui leur restent. En Chine, ce sont des quartiers entiers frappés de stupeur. À Haïti, une liesse s'improvise pour porter la dépouille à travers les rues. Ici, il ne se passe rien.


Faussement polémique. mal écrit. .... et nauséabond. L'auteur reprend toutes les mauvaises recettes d'un genre littéraire bâclé. Cet écrivain s'inscrit dans la grande tradition bushiste du choc des civilisations, brode autour, la joue tantôt faux sociologue, tantôt faux romantique, mais c'est aussi mauvais que nauséabond.
Lundi 2 février 2009 1 02 /02 /Fév /2009 15:30

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"C'est un vieil homme debout à l'arrière d'un bateau. Il serre dans ses bras une valise légère et un nouveau-né, plus léger encore que la valise. Le vieil homme se nomme Monsieur Linh. Il est seul à savoir qu'il s'appelle ainsi car tous ceux qui le savaient sont morts autour de lui." 
Il n'a pu emporter avec lui, outre la petite fille de six semaines, que quelques vêtements usagés, une photographie que la lumière du soleil a presque entièrement effacée et un sac de toile dans lequel il a glissé une poignée de terre. Les parents de l'enfant étaient les enfants de Monsieur Linh, morts dans la guerre qui fait rage depuis des années dans son pays. Le voyage dure longtemps. Le pays où il arrive est étrange et étranger. Pour celui à qui la mort à tout pris, qui n'est plus rien, qui se trouve à des milliers de kilomètres d'un village qui n'existe plus, seule compte la survie de l'enfant. Un jour où il consent à vaincre ses réticences et à sortir du dortoir pour réfugiés où il a été placé, il fait la rencontre de Monsieur Bark, un homme aux mains de géant avec qui il noue une solide amitié. Malgré la barrière de la langue, leurs rencontres quotidiennes sont pour le vieil homme comme un retour à la liberté. Jusqu'au moment où il est rattrapé par la réalité… 

Narration sans aspérités, portraits tendrement tracés, personnages à qui l'on s'attache avec passion : "La Petite Fille de Monsieur Linh" est un roman d'amitié qui rend confiance dans la vie et dans une littérature qui sait remarquablement l'idéaliser.
Lundi 2 février 2009 1 02 /02 /Fév /2009 15:26

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En 1931, Paris accueille l’Exposition coloniale. Une petite fille de dix ans, Ethel, s’y promène avec son grand-oncle, Samuel Soliman. Ce dernier porte sur l’Exposition un regard d’autant plus ironique que lui-même est originaire de l’île Maurice. Néanmoins, en découvrant le pavillon de l’Inde, il décide de l’acquérir pour le faire reconstruire sur un terrain qu’il possède : il l’appellera la Maison mauve. Très impressionnée par ce projet, Ethel promet à son grand-oncle d’en assurer la réalisation après sa mort. En effet, Samuel Soliman est un homme âgé, riche, qui veut faire de la jeune fille son héritière.

Peu de temps après survient un événement capital dans la vie d’Ethel : au collège, elle fait la connaissance de Xénia, fille d’immigrés russes désargentés et hautement cultivés. Dès lors, Ethel devient inséparable de Xénia. Mais leur amitié va peu à peu se déliter à mesure que se précise la montée de l’extrême droite en France et que la situation financière des Soliman se dégrade. Car si le père d’Ethel a réussi à confisquer la fortune du vieil homme, il a fait des placements financiers catastrophiques.

Xénia épouse Daniel Donner, riche mais inculte, tandis qu’Ethel se fiance avec Laurent Feld. Lorsque les hostilités commencent, les Soliman se réfugient à Nice. S’ouvre alors une période très sombre pour Ethel, qui va connaître la faim, la peur et l’humiliation.

En 1945, elle retrouve Laurent. Il lui raconte son engagement dans l’armée canadienne et les atroces scènes de combats contre les Allemands. Puis il évoque un événement encore plus atroce : l’arrestation de sa tante Léonora en 1942 lors de la rafle du Vel’ d’Hiv’ et sa mort en déportation. Avant d’émigrer au Canada avec Laurent, Ethel revoit une dernière fois Xénia et comprend que leur amitié est devenue impossible.

Plus tard, au début des années 2000, Ethel se promène sur le parvis de Beaugrenelle où elle songe avec émotion à ce que ces immeubles recouvrent désormais : l’ancien Vel’ d’Hiv’ et son cortège de mauvais souvenirs

Vendredi 7 novembre 2008 5 07 /11 /Nov /2008 23:56

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« Nullipare » c’est encore le regard porté par la société sur « l’ahurissant mystère de ne pas avoir d’enfant », sur la victime/coupable de ce mystère. Avec un art consommé de la formule, Jane Sautière pousse encore plus loin la réflexion en interrogeant les préjugés d’autrui, les petites contradictions qui en résultent au quotidien. Ici, elle rapporte l’épisode du vendeur de poulets rôtis qui lui offre une sucette pour la fête des Mères, et qu’elle n’ose manger, de peur d’« usurper une condition, un statut ». Là, elle brosse le portrait de tous les enfants qu’elle a « adoptés » en tant qu’éducatrice sans avoir jamais pu revendiquer le fait d’« être de la famille ». Là enfin, elle remet en question l’« excès de précaution » d’une nature qui s’évertue à préparer le corps féminin à recevoir quelque chose dont il ne veut pas. Avec pudeur et crudité, l’auteur nous bouscule en nous renvoyant à nos automatismes langagiers et aux représentations qu’ils véhiculent : « Il y a un stéréotype de l’heureux événement comme il y a un stéréotype de l’infertilité. »
Si le mot « nullipare » a enclenché le mécanisme, intimé ce regard sur soi, il demeure le motif d’un récit qui ne se réduit pas à l’apparente unicité de cette condition. Au terme de multiples implications personnelles et sociales de cet état de « non-enfantement », parfois tragique parfois plein de drôlerie, la narratrice se confronte à l’image de son propre vieillissement, ce point de non-retour. Paradoxalement, l’enfant qu’elle n’a jamais eu l’accompagne, non pas comme un idée noire mais une utopie intérieure. À l’heure où elle prend conscience d’un tel destin, le récit s’achève sur un épilogue lumineux : l’acceptation du temps qui a passé et la délivrance d’être enfin en paix, adoptée à soi-même. Pour filer la métaphore de la maïeutique, Nullipare est aussi une réflexion sur l’acte d’écriture, le livre que Jane Sautière est en train d’écrire devenant « quelque chose issu de [s]a plus parfaite intimité ». Mais elle balaie l’idée selon laquelle il pourrait se substituer à la maternité et constituer une libération de la femme par la création artistique.
Mercredi 17 septembre 2008 3 17 /09 /Sep /2008 16:45

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Les sept nouvelles réunies dans ce volume illustrent, avec une grande diversité de tons et de styles, la durable modernité de Hermann Hesse. Du court texte Le loup, écrit en 1903 et si emblématique du futur auteur du Loup des steppes, jusqu'au Mendiant de 1948, Hesse approfondit constamment son art et sa pensée. Kafkaïen dans Si la guerre durait encore deux ans (1917), précurseur de l'ironie postmoderniste dans Une ville touristique au midi (1925), il est surtout dans Les Frères du soleil (1904), L'Homme qui voulait changer le monde (1910) et Robert Aghion (1912), le chroniqueur de l'être marginal, de l'inadapté, du perpétuel étranger qui ne peut se couler dans le moule trop étriqué que lui propose la société et qui est porteur d'une vision généreuse, sinon spirituelle.
Vendredi 12 septembre 2008 5 12 /09 /Sep /2008 10:03

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On ne savait rien, ou presque de ce projet pharaonique, et voilà que d'un jour à l'autre, on nous informe qu' après vingt années d'études et de travail acharné, le premier faisceau de protons a été injecté avec succès dans le LHC (ou grand collisionneur de hadrons), la machine expérimentale la plus imposante et la plus puissante jamais construite par l'homme. Pour ceux qui sont devant leur écran, et qui se disent "Hein ??!!" avec la certitude d'avoir cliqué par erreur sur cette page, voici une petite explication de quoi que c'est que le LHC



Pour permettre à l'humanité de «savoir d'où elle vient, où elle va et si l'univers a une fin», selon la belle expression de Robert Aymar, le directeur général du Cern (1), les chercheurs vont provoquer, dans cet anneau souterrain de 27 kilomètres de circonférence, situé à la frontière franco-suisse, près de Genève, des collisions frontales entre des particules de matière (protons ou ions de plomb) à des niveaux d'énergie encore jamais atteints. Ces collisions se produiront au cœur de quatre immenses détecteurs (Atlas, Alice, CMS, LHCb) disposés le long de l'anneau.

Les physiciens espèrent ainsi reconstituer, en une fraction de seconde, les conditions qui prévalaient il y a 13,7 milliards d'années juste après le big bang, faire jaillir des particules infinitésimales encore jamais observées, comme le fameux boson de Higgs, traquer l'antimatière ou encore résoudre l'énigme de la mystérieuse matière noire et des particules supersymétriques qu'elle est supposée contenir.

«La qualité du travail accompli par les 7 000 personnes qui ont construit cette formidable machine a permis de mettre en route les huit portions de l'anneau en moins d'une heure. Jamais un accélérateur n'avait démarré en un temps si court !», s'est félicité Robert Aymar qui salue également un «succès pour l'Europe».

La traque du «Higgs»

«La France, avec près de 500 physiciens, ingénieurs et techniciens du CNRS, du CEA et des universités, et avec 600 millions d'euros investis (soit près de 16 % du financement), figure parmi les plus importants contributeurs du LHC», s'est réjouie, de son côté, la ministre de la Recherche, Valérie Pécresse.

Dans l'après-midi, un deuxième faisceau a parcouru le même trajet mais en sens inverse. Guidés par des aimants supraconducteurs refroidis avec de l'hélium superfluide à  271,3 °C, grâce au plus grand «congélateur» du monde mis au point par Air Liquide, les faisceaux de protons vont être progressivement accélérés pour atteindre des vitesses hallucinantes, proches de celle de la lumière (300 000 km/s). De quoi parcourir en 10 heures la distance qui sépare la Terre de Pluton ! Dans quelques mois, lorsqu'il fonctionnera à plein régime, 3 000 faisceaux de protons circuleront en continu dans l'anneau, générant un nombre astronomique de collisions et de particules. Les premières découvertes ne sont pas attendues avant 2009, soit un an avant le début de la fermeture du Fermilab, un accélérateur américain cinq fois moins puissant que le LHC mais qui traque lui aussi le «Higgs». La course-poursuite est engagée.

(1) Organisation européenne pour la recherche nucléaire, qui regroupe vingt pays européens. Les États-Unis, la Russie, Israël, l'Inde, le Japon et la Turquie participent en qualité d'«observateurs».


Mardi 22 juillet 2008 2 22 /07 /Juil /2008 23:27

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Mari de la belle Aure et homme à tout faire du roi Zoris, Amros le Celte est un esprit curieux et un guerrier puissant. La destruction du royaume des Chênes noirs par d'autres barbares puis sa capture par des Grecs vont lui ouvrir le monde, à une époque où, le fait est peu connu, sept sages, philosophes ou prophètes, surgissen t sur différents continents, en disant à peu près les mêmes choses : Pythagore, Zarathoustra, Confucius, Lao-tseu, Bouddha, Zacharie, Héraclite.
C'est auprès d'eux, parfois contre eux, ou malgré eux, qu'au terme d'une odyssée picaresque autant qu'intellectuelle Amros, nouveau Candide, finira par comprendre qui est le huitième prophète.
Lundi 2 juin 2008 1 02 /06 /Juin /2008 18:58

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Années 1940. Dans le train qui le conduit loin de chez lui, David évoque ses souvenirs d'enfance... Le jeune garçon grandit dans une petite ville du Sud, dans une maison délabrée, juchée sur une colline; Chaque nuit il voit au loin l'immense bible éclairée de néon surplombant l'église, symbole de la ferveur religieuse des habitants, qui méprisent sa famille. David trouve refuge auprès de sa tante, la douce et ronde Mae. Mais bientôt, celle-ci part pour Nashville, et le pasteur décide de mettre la mère de David à l'asile.

Les anecdotes sur John Kennedy Toole

Post mortem
Le livre 'The Neon Bible' de John Kennedy Toole - écrit alors qu'il n'avait que 16 ans - est adapté à l'écran en 1995 par Terence Davis.


Mardi 15 avril 2008 2 15 /04 /Avr /2008 20:29

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« J’ai beaucoup étudié les philosophes et les chats. La sagesse des chats est infiniment supérieure. »

Hippolyte Taine

Vie et opinions philosophiques d’un chat est un texte court, cynique et plein d’humour, que l’historien, philosophe et critique littéraire, Hippolyte Taine (1828-1893), rédige, comme entre parenthèses, pour reposer et amuser le lecteur, dans la seconde édition du Voyage aux Pyrénées, ouvrage paru en 1858 à la Librairie Hachette.

Considéré comme un texte rare, souvent cité, mais introuvable, c’est un petit classique de la littérature sur les chats.

 


 Je suis né dans un tonneau au fond d’un grenier à foin ; la lumière tombait sur mes paupières fermées, en sorte que, les huit premiers jours, tout me parut couleur de rose.

Le huitième, ce fut encore mieux ; je regardai, et vis une grande chute de clarté sur l’ombre noire ; la poussière et les insectes y dansaient. Le foin était chaud et odorant ; les araignées dormaient pendues aux tuile ; les moucherons bourdonnaient ; tout le monde avait l’air heureux ; cela m’enhardit, je voulus toucher la plaque blanche où tourbillonnaient ces petits diamants et qui rejoignait le toit par une colonne d’or. Je roulai comme une boue, j’eus les yeux brûlés, les côtes meurtries ; j’étranglais, et je toussai jusqu’au soir.

II

Mes pattes étant devenues solides, je sortis et fis bientôt amitié avec une oie, bête estimable, car elle avait le ventre tiède ; je me blotissais dessous, et pendant ce temps ses discours philosophiques me formaient. Elle disait que la basse-cour était une république d’alliés ; que le plus industrieux, l’homme, avait été choisi pour chef, et que les chiens, quoique turbulents, étaient nos gardiens. Je pleurais d’attendrissement sous le ventre de ma bonne amie.

Texte en intégrale sur le site textes rares

Mardi 15 avril 2008 2 15 /04 /Avr /2008 20:16

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Un homme au physique très ordinaire est quotidiennement pris pour quelqu'un d'autre. Avec un
visage aussi commun que le sien, il ne passe pas inaperçu. Deux yeux, un nez, une bouche, ça
rappelle forcément toujours quelqu'un à quelqu'un !
Humour et poésie sont au rendez-vous.


Quête d'identité

Le roman détourne habilement le thème de la quête d'identité. Comme étranger aux événements et au monde qui l'entoure, le héros de Joël Egloff se soucie peu de savoir qui il est. Son seul souci, si l'on peut dire, est que les autres se méprennent sur son compte.

Ecrite, tour à tour, avec tendresse, humour, ironie et cynisme, cette variation sur le thème de l'homme sans rien (ni passé, ni mémoire, ni identité, ni qualité...) séduit par son équilibre : alors qu'il serait facile d'en faire des tonnes, Joël Egloff n'épuise pas le ressort comique ; il en exprime plutôt l'essence.

Il y a du Kafka, voire du Camus ici. L'absurde tient une place de choix dans ce roman où l'auteur s'amuse à nous perdre en privant petit à petit son personnage de ses maigres repères. Esclave de son destin, il est ballotté comme un bouchon, et nous avec, jusqu'au rebondissement final. Pas facile de trouver le jeu du je qui est un autre.


Mercredi 2 avril 2008 3 02 /04 /Avr /2008 21:59

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Un homme décide, un matin, de ne plus aller à son travail. Il rompt ses attaches et se met à errer librement dans Paris. Il découvre ce qu'il nomme l'«existence absolue». Des phrases ruissellent dans son corps ; des extases surgissent à chaque instant. Il rencontre une danseuse de la troupe de Pina Bausch, qui l'ouvre à la dimension poétique.
Cette expérience de liberté lui donne accès à un étrange phénomène - l'événement -, dans lequel se concentrent à la fois le secret de la jouissance et la destruction qui régit le monde. Son odyssée le conduit à travers l'Europe de l'Est. Elle passe par Berlin, Varsovie et Prague, et fait l'épreuve de l'invivable contemporain. Elle réveille la mémoire du mal : le «cauchemar de l'Histoire» dont parle Joyce, mais aussi un monde qu'il est possible de réenchanter par l'opération érotique des phrases.


Malgré quelques longeurs, et il y en a, ce livre est un peu déroutant, voire étrange avec ce récit, qu'il faut bien admettre, tourne en rond (peut-être mon interprétation a-t-elle était influencée par la connotation géométrique du titre...)
De plus, je ne suis pas fan du style trop vaporeux de l'auteur dans ce livre.
Lundi 18 février 2008 1 18 /02 /Fév /2008 22:03

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Londres, été 1939.
James Reid, jeune homme rêveur et qui ne vit que par les livres, embarque pour l'Inde avec son régiment. Un voyage infernal, entre solitude, ennui et maladies, commence. Pourtant, lors d'une escale au Cap, sa vie bascule : il croit trouver en Daphne, épouse de militaire qui l'héberge, la femme idéale, l'ange dont il rêvait, le grand amour dont la littérature lui a inspiré le désir quasi mystique. La réalité est tout autre.
Dans ce court roman, Doris Lessing met toute sa puissance de conteuse au service de ses thèmes de prédilection : les désillusions de l'amour, le fossé entre fantasme et réalité, et la démission des hommes, plus à l'aise dans le monde des idées que dans la vraie vie.

Le roman s'attache à une époque, derrière cet homme incapable de vivre sa vie, obsédé par un moment perdu, un lieu, un espoir, dont bien entendu il ne retrouvera rien. La guerre, la perte, la folie, l'envie, la peur, la mort exacerbent les sentiments. On ne peut nier au texte un indéniable réalisme, notamment dans les récits des transports de troupes, une véritable empathie. Mais dans le même temps, tout est très lisse, presque fleur bleue, empli d'une fraîcheur un peu désuète qui donne à l'ensemble un côté roman de gare.
Jeudi 7 février 2008 4 07 /02 /Fév /2008 20:30

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La distance des romanciers vis-à-vis de leurs romans est des plus variables. Elle me fait penser à ces laisses rétractiles que tiennent les propriétaires de chiens, quand ils emmènent leurs toutous se promener. Tantôt, ils laissent filer ou dérouler le fil, l'animal s'éloigne, dispose d'un semblant de liberté ou d'autonomie dans ses mouvements. Tantôt ils réenroulent la laisse au contraire, le chien revient aux pieds, aux ordres, il colle à son maître. Eh bien il me semble précisément que Roth, moins que jamais, n'a voulu dérouler la laisse et donner à son dernier roman et à son héros la chance de s'ébrouer longuement. Le sujet était trop grave. Trop personnel. Ou trop universel, comme on voudra.

Un homme. N'importe quel homme. Tous les hommes. Chaque homme. «Everyman», comme l'indique le titre original du livre. Autrement dit, Philip Roth lui-même, sous le masque de son héros, un publicitaire à succès dans une agence new-yorkaise, et qui traque le vieillissement inéluctable de son personnage, les opérations successives qu'il subit, pontages coronariens et autres, la retraite, l'ennui, l'absence d'illusions désormais, les derniers espoirs si désespérément vains et pathétiques pour séduire, lui qu'affolait le moindre jupon, la plus prévisible des secrétaires, la plus aguicheuse des mannequins, et surtout le gâchis de la vie, des mariages ratés et la mort au bout de la route... Voilà! Nous y sommes! La mort en vérité, la mort surtout, qui ouvre ici la route, car tout commence précisément par cette mort, par les obsèques du héros, dans un petit cimetière juif quasiment à l'abandon, quelque part près de Newark, fondé pour son arrière-grand-père paternel...

Bien entendu, Philip Roth prétend avoir écrit une fiction. Il a inventé un personnage et les circonstances de sa vie: la petite bijouterie que tenait son père, la lointaine protection de son frère aîné, Howie, qui est un brillant financier, les circonstances de ses mariages, de ses divorces, ses deux fils aînés qui le détestent pour avoir abandonné leur mère, sa fille Nancy née d'un second mariage et qui est la consolation et le réconfort de sa vie... Mais il n'y a rien à faire, c'est bien Philip Roth, directement, qui nous parle ici, répétons-le, Philip Roth qui nous touche, qui nous émeut, Philip Roth et ses obsessions sexuelles, sa peur du bout de la nuit. «Il était temps de s'inquiéter du néant. L'avenir lointain l'avait rattrapé.»

N'aurait-il pas été plus simple, me direz-vous, que Philip Roth parlât de lui directement, sans masque? Eh bien non, pas du tout! Tel est le privilège du romancier que de nous toucher davantage par le biais de la fiction. Il ne s'abandonne pas à des idées. Les siennes. Rien de plus commun que des idées! Il ne trafique pas des abstractions sur la vie, la mort, et son sentiment de l'absurde, que sais-je? Non, il donne vie à un personnage. Autrement dit à des émotions. Et c'est précisément quand il reprend son personnage, quand il diminue peu à peu la longueur de la laisse qui le rattache à lui qu'il parvient alors à nous bouleverser. La littérature, souvent, n'a pas d'autre mérite. Ou d'autre privilège...

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